Paris Games Week, l’industrie vidéoludique au beau fixe.



Paris, Porte de versailles, 11h30, je constate avec horreur que je me suis crû assez malin d’aller à Paris Games Week le lundi matin, histoire d’éviter la foule du week-end. Oui, sauf que, c’est les vacances de la Toussaint. Une horde de kids, gamers, geeks, nerds déferlent sur le salon dès l’ouverture.

Dans la file, on admire la diversité du public par rapport à disons, le « salon du chocolat« , dans le hall d’à côté, principalement investi par une multitude de gourmandes prêtes à succomber aux doux plaisirs interdits du cacao.

Ici, ils sont venus en famille ou entre potes, entre grands et petits frères, avec ou sans parents, avec ou sans appareils dentaires. L’ambiance est bonne.

Dès qu’on a posé le pied dans l’arène, on est saisi par le gigantisme des moyens déployés par les exposants. Les principaux acteurs sont là: Ubisoft, EA, Playstation, Microsoft, Sega, Activision, Nintendo, Warner Bros, etc… et on peut dire qu’ils ont mis le paquet! Des dizaines de bornes de jeu dans tous les coins, des écrans géants de malade, un décorum poussé à l’extrème comme chez Nintendo qui reproduit un décor de jeu de Zelda, à l’occasion de la sortie du très attendu et très en retard Zelda Skyward Sword. Ce sera d’ailleurs probablement le baroud d’honneur d’une console en grave perte de vitesse.



Tous les éditeurs impliqués dans les jeux musicaux, plus particulièrement la dance (Just Dance, Dance Dance revolution, Black Eye Peas Experience, etc) ont installé des scènes, avec écrans géants et musique a donf, ou l’on s’agite joyeusement sur du GROS tube de l’aut’ bouffon là (Guetta?)… Les kids jouent complètement le jeu et se déhanchent sans complexes.

Une aire de street a été disposé à une extrémité du salon pour soutenir les jeux de sports extrêmes d’EA sports. Lorsque la piste n’est pas prise pour les shows dans la journée par les pros, des « amateurs » profitent des installations pour passer des tricks, toujours sans complexes par rapport à tout les gens qui les matent.

Playstation s’est mis en tête de faire péter l’ambiance avec la grosse animation. Speakers en extinction de voix, bombasse en boomboom shorts, une foultitude de goodies qui te permettent de sauter une file d’attente pour aller voir la PS Vista (super…), des compèts de danse pour gagner une PS3 (c’est mieux), une régie vidéo son, occupé par mon pote Thomas (AKA To!) qui se trimballe une caméra de deux tonnes qui affiche en direct les images sur l’écran géant du stand. Comme ça il peut, à tout moment, partir dans les allées du salon en reportage « live » wanaguen, dans le décor de désert d’Uncharted 3 par exemple… en « immersion »…





Microsoft, pour sa part, a décidé de promouvoir son nouveau système de jeu pour Xbox: Kinect. En enfilade, une bonne vingtaine de consoles équipées du système de reconnaissance de mouvement proposent une aperçu plutôt exhaustif des titres disponibles pour Kinect. Bien entendu, c’est blindé. N’ayant pas eu l’occasion de voir la chose à l’oeuvre, je dois admettre que ça à l’air de fonctionner franchement pas mal.


Enfin, une grande part à été faite aux jeux en réseau avec un immense espace dédiée aux Lan Parties du genre Counter Strike, dont l’un des buts principaux rappelons le, est de cumuler un grand nombre de Headshots (balle dans la tête). C’est plus rapide et on économise les munitions. Un magnifique specimen a d’ailleurs attiré mon attention. Très concentré et en train d’hurler des ordres totalement incompréhensibles par nous – les autres – qui révèle à qui il faudrait encore le prouver les dommages sociaux que peuvent provoquer le jeu vidéo consommé sans modération: nolife!



Il est difficile de passer à côté des sorties les plus attendues de cette fin d’année. Moi même, j’attend la période de la rentrée pour réveiller ma console en sommeil depuis 10 mois. Assassin’s Creed Revelations, Batman: Arkham City, Zelda: Skyward Sword, Battlefield 3, Uncharted 3, FIFA 12, etc… se tapent le concours de la file d’attente la plus longue pour les tests en avant-première.

Le constat: l’industrie des jeux vidéos, par rapport aux autre industries de loisir, ne s’est pas prise la baffe lié à Internet. Le secteur se porte très très bien, à l’image des moyens déployés pour ces quelques jours de salon.

Ca sent le flouze qui coule à flot tout ça. A l’heure ou les jeux videos sont montés comme des super productions hollywoodiennes, avec des années de développement, des sorties mondiales, des mises en oeuvres techniques de plus en plus élaborées (motion capture, bande son d’orchestre philarmonique, 3D, etc…), on se demande où est ce que ça a merdé pour le cinéma et la musique.

Bon j’en ai assez dit. Pour ceux qui n’ont pas pu se déplacer, voici une petite vidéo captée et montée vite fait sur le salon, histoire de voir un peu le grand bordelum qu’est devenu, en quelques éditions, Paris Games Week:


Paris Games Week 2011 par SainteCecile

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